• Analyse de sol (quel intéret?)

    A propos du jardin, on parle souvent de terre nourricière par rapport à l'humain, mais il ne faut pas oublier que le sol accueil avant tout les plantes.

    C'est leur support, mais c'est aussi leur garde manger.

    Le sol est souvent considéré comme un simple support de culture, mais quand on parle de terre nourricière, ce peut être considéré de deux façons.

    La terre nourricière qui permet à l'homme de cultiver sa nourriture, mais aussi le support de culture qui apporte à la plante les éléments minéraux dont elle a besoin pour vivre.

    Lorsqu'on prend possession d'un terrain pour y installer des plantations, il est important de se soucier de la nature du sol qui va les accueillir.

    En effet, qu'elles soient potagères, fruitières ou ornementales, les plantes ont des exigences nutritionnelles.

    D'ailleurs, il existe des listes de plantes acidophiles, basidophiles, plus ou moins gourmandes, adaptées ou non à la sècheresse, etc...

    A l'époque des botanistes découvreurs, aux XVIIème et XVIIIème siècles, les jardins d'acclimatations ont permit d'introduire en Europe, des végétaux venant de pays lointains, aux sols et climats particuliers, qui sont de nos jours courants dans nos jardins.

    L'acclimatation concernait autant le climat que le sol dans lequel vivaient ces plantes.

    Pour en revenir à nos jardins, il n'est pas rare d'entendre un jardinier se plaindre de l'échec de telle ou telle plantation.

    Dans la littérature ou sur internet, les fiches techniques des végétaux intègrent souvent les paramètres

    concernant la nature du sol.

    Fiche technique Erable du Japon 

      Dans cet exemple de fiche technique, le type de sol est bien spécifié.

      Il aide réellement au choix de la plante.

     

     

     

    Fiche technique radis 

      Cet autre exemple pour les radis, spécifie bien les besoins nécessaires.

     

     

     

     

     

     

    On voit donc qu'il est nécessaire, si on veut diminuer les risques de perte et faciliter la reprise, de connaitre le type de sol dans lequel on va cultiver les plantes.

    Mais que doit-on connaitre au juste ?

    Trois éléments sont fondamentaux à mon avis:

    1. Le pH du sol (acide, neutre ou basique),
    2. Sa composition physique (la texture),
    3. Sa composition chimique (les nutriments).

    Pour identifier ces trois paramètres, il va falloir réaliser une analyse de sol que l'on appellera physico-chimique.

    Une telle analyse est réalisée en laboratoire et a un certain prix, je ne suis pas convaincu qu'une telle dépense soit indispensable au jardinier amateur.

    Pour le jardinier amateur, le pH et la composition physique sont relativement facile à déterminer.

    En effet, on trouve dans le commerce, des pH-mètres ainsi que des kits d'analyse de sol à des prix plus ou moins élevés.

    Toutefois, il existe des méthodes plutôt empiriques, mais malgré tout relativement fiables, pour déterminer une tendance du pH du sol.

    La première consiste à observer la végétation naturelle existante autour ou dans le jardin, certaines plantes sont indicatrices du type de sol.

    Par exemple, les bruyères et le châtaignier poussent en terrain acide alors que les aubépines, l'érable champêtre ou le mouron préfèrent les sols plutôt alcalins.

    Pour déterminer la présence de calcaire, il suffit d'exposer un échantillon de terre à de l'acide, s'il y a bouillonnement, il y a présence de calcaire.

    Ça ne donne pas la teneur exacte mais oriente sur le fait que l'on ait affaire à une terre plutôt alcaline au pH basique ou neutre.

    Pour la composition physique du sol (texture), autrement dit de quel type de matériaux il est constitué, on peut réaliser un test de sédimentation avec un échantillon de terre.

     

     

     

    On peut également réaliser le test du boudin notamment pour déterminer si le sol est argileux ou non.

     

     Enfin, pour savoir si en profondeur, le sol est apte ou non à accueillir les racines des plantes, on peut réaliser un profil cultural.

    Cela consiste à réaliser un trou suffisamment grand et profond pour observer les différents horizons de sol.

    Ainsi, on saura entre autres, si la profondeur de sol est adéquate à la prospection future des racines, si l'eau n'affleure pas, si le sol est très différent en profondeur par rapport à celui de surface.

    Toutes ces indications permettront de savoir si le sol est apte naturellement à accueillir des plantations, ou bien si on devra l'améliorer en conséquences.

    Les améliorations du sol seront à réaliser à l'aide d'amendements, on parlera d'amendements calciques, humiques, sableux ou argileux, mais c'est un autre sujet.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    « Nouvelle annéeProfil cultural, KEZAKO ? »

    Tags Tags : ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :